La maison (ICI o ailleurs) est soutenu par Culturesfrance et La Ville de Rennes.
coproduction Au bout du plongeoir (35) et le Domaine de la Roche Jagu (22), (en cours… la maison reste ouverte)
théâtre à l’envers est soutenu par le Conseil Régional de Bretagne et le Conseil Général d’Ille et Vilaine
“my house” de cabine
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photographie Caroline Ablain
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Artistes associés au projet:
Benoît Gasnier / metteur en scène et scénographe
Julie Seiller / comédienne, chanteuse et musicienne
Kathryn Kenworth / plasticienne
cabine / groupe de musiques actuelles (Julie Seiller, Stéphane Fromentin, Thomas Poli)
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Elle associe également:
Dominique Chrétien - Au bout du plongeoir - marcheur
Denis Lecat - Le Domaine de la Roche Jagu - marcheur
Déplacements
La maison est le noyau, le foyer à partir duquel les 3 entités partent en quête, en recherche.
Elle nous accueille en vue d’une collaboration étendue sur plus d’un an et demi dont la finalité sera une installation-concert-performance.
Cette rencontre se déploie en 7 étapes, s’inscrivant dans un processus qui s’étend jusqu’à fin 2010 début 2011.
La maison (ICI ou ailleurs) s’articule entre résidences de recherche, écritures dramaturgiques, musicales et spatiales.
La maison est ICI ou ailleurs, et nous met en mouvement, vers l’espace extérieur.
Prenant pour point de départ l’écriture d’Henry David Thoreau, la maison (ICI ou ailleurs) est une traversée : de formes, de rencontres, d’écritures, de musiques mais également une traversée physique, (Rennes / San-Francisco) dont la finalité est de créer une installation concert performance.
La maison (ICI ou ailleurs) est une co-écriture musicale et théâtrale. Nous pouvons le qualifier de théâtre musical dans le sens où il s’agit d’une fusion entre la musique, le chant et l’image.
Nous la qualifions également de théâtre musical dans le sens où le tissu narratif s’articulera par une succession de chants (poèmes) ; c’est de leur association que naîtra le sens et la narration.
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J’ai le sentiment que je mène une sorte de vie frontalière, aux confins du monde, dans lequel je ne fais que des incursions occasionnelles et passagères. Je n’hésiterai pas à suivre un feu follet à travers d’inimaginables marais et bourbiers mais nulle lune, nulle luciole ne m’en a indiqué le chemin. La nature est une personnalité si vaste, et universelle que nous n’avons encore jamais vu le moindre de ses traits.
Henri David Thoreau. De la marche
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Comment nous retrouver au monde?
La maison (ICI ou ailleurs) s’articule autour d’un questionnement: L’homme face à la nature. En extrapolant il s’agit de l’homme face au monde. C’est l’histoire de nos générations. De cet âge trentenaire. S’interroger, s’observer face au monde. Chercher le fondement de sa présence. C’est une quête. Une traversée des (grands espaces). La maison (ICI ou ailleurs) est en mouvement. ICI ou ailleurs. C’est une fuite en avant. Une marche. Le déplacement devient figure. La marche questionne notre rapport au monde.
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Qu’est-ce qui fait qu’il est parfois difficile de déterminer dans quelle direction nous allons marcher?
H.D. Thoreau. De la marche
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Nous mettre en marche, se confronter aux étendues américaines, aux déserts, à nos déserts, pour se trouver. Homme. Seul au monde. Face au monde. L’autre vient emplir nos rêves et notre soif d’un monde possible. La maison, refuge, ne demande qu’à recevoir ces rencontres.
La marche comme y invite Thoreau est un temps d’abandon, de découvertes, de surprises.
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Processus de travail
La maison (ICI ou ailleurs) se déplace constamment. Physiquement mais également dans ses pratiques.
Il y a ICI, celui qui observe (Benoît Gasnier). Qui questionne le rapport au monde. Et s’interroge sur la mise en forme.
Il y a ailleurs, celle qui marche (Julie Seiller). Qui questionne cette fuite en avant.
Il y a ICI et ailleurs (Benoît Gasnier et Julie Seiller) ceux qui vivent l’expérience de ces déplacements, l’écrivent, la dessinent au fil du temps. Et partent à la rencontre de Kathryn Kenworth et invitent cabine dans l’écriture musicale.
La co-écriture de la maison est une succession d’expériences, formalisées par 4 espaces de créations:
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Les spontanés
Ce sont des petites formes instinctives se fabriquant en un jet. Il peut s’agir d’une oeuvre photographique, cartographique, vidéo, musicale, textuelle, vivante… Des règles du jeu sont établies préalablement pour la construction du spontané.
Pour le moment, 4 spontanés ont vu le jour. Ils ont été l’objet de l’expérimentation de ce principe.
A partir de l’automne ils seront visibles au grand public.
Les spontanés sont des exercices, des matériaux à l’écriture.
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Le blog
Mis en place pour la résidence d’octobre de San Francisco, le blog est une expérience de co-écriture journalière. S’articulant autour de la question
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Qu’est-ce qui fait qu’il est parfois difficile de déterminer dans quelle direction nous allons marcher?
H.D Thoreau. De la marche
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Le blog est l’expérience de la co-écriture d’un poème, d’un chant. Matière pour la suite du projet.
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http://www.lamaison.eklablog.com
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Les marches
Ce sont des créations à l’intérieur du processus de travail. Elles sont des opportunités qui nous permettent de travailler concrètement en duo, trio… sur l’idée de la marche et de ses possibles interprétations.
Promenons-nous vers où? (one) sur le site de la courrouze en mai 2009. Est la première marche réalisée par Kathryn Kenworth, Julie Seiller et Benoît Gasnier. Sur une interprétation du texte de Thoreau et de ses résonances possibles avec l’environnement proposé. ICI un site industriel militaire en friche.
ballad.
Lecture musicale de cabine d’après De la marche de H.D. Thoreau est une seconde marche s’articulant autour d’une adaptation du texte, de la création de chants à partir des textes anglais de Thoreau.
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Les cubes
Ce sont des espaces scénographiques réalisés en octobre 2009 lors de la résidence à San Francisco. Ils sont des espaces de travail de 2m X 2m réalisés par Kathryn Kenworth et Benoît Gasnier. Ils sont démontables. Un plan type IKEA permet d’en installer ICI ou ailleurs à partir de matériaux recyclés.
Ils peuvent accueillir les spontanés et les marches. Ils seront la base scénographique de la performance finale.
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Fin 2010 2011, il faudra ranger la maison. Mettre au grenier et à la cave ce qui ne sera pas intéressant. Et agencer ce qui nous semble pertinent pour raconter l’histoire de cette quête. De cette marche qui nous à rapprochés du monde dans lequel nous vivons.
Il faudra certainement toujours se déplacer dans cette maison, une forme déambulatoire ?
Une marche, de cube en cube, ponctuée de spontanés, dont la trame de fond sera ce long poème.
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Calendrier
Février 2009: Quelles sont nos fondations?
coproduction avec Au bout du plongeoir, théâtre à l’envers et le soutien de la ville de Rennes pour la Salle Guy Ropartz.
Retour au source pour réinvestir le langage sensoriel et le la place du spectateur au sein de ;a représentation avec le teatro de los sentidos (Barcelone)
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Mai 2009: Promenons-nous vers où? (one)
En coproduction avec Au bout du plongeoir et CourrouzeAA (Antipode MJC Cleunay et L’Aire libre)
Installation promenade sur le site militaire de la Courrouze - Rennes. (lire la suite…)
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Juin 2009: ballad (ballade)
En co-production avec Au bout du plongeoir (Thorigné Fouillard / 35), Le Domaine de la Roche Jagu (Ploézal /22) et théâtre à l’envers.
lecture musicale de cabine d’après De la marche de HD Thoreau à l’institut Franco Américain. (lire la suite)
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Octobre 2009: Let’s go for a walk? (deux)
Première résidence d’écriture à San Francisco, création du premier cube et création du blog La maison (ICI ou ailleurs)
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Avril 2010: Is-it far la mer?
Traversée Rennes / San Francisco.
Cabine écrit et compose une série de morceaux.
L’écriture brute est le point central du projet. Le trajet et les étapes sont le moteur à la création de ces nouveaux morceaux tout empreints des sensations propres à ce parcours.
De ce parcours naîtra un album aux enregistrements bruts, un second verra le jour sous la forme remasterisée.
Benoît Gasnier de théâtre à l’envers filme, écrit et collecte.
Kathryn Kenworth, effectuera durant leur parcours, un espace dans lequel ils présenteront la première installation concert performance.
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Mai 2010: My house
Arrivée à San Francisco. Installation-concert-performance, de Cabine dans un espace de Kathryn Kenworth, mis en scène par Benoit Gasnier.
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Fin 2010 début 2011: My house (deux)
Retour.
Résidence et installation concert performance 2.
